Fast, easy and free

Create your website now

I create my website

 

Yoko Tawada en Sorbonne

Ecrivain en résidence à Paris-Sorbonne, mars 2012

 

Dans le cadre du programme d’écrivains en résidence "Ecrivains en Sorbonne", organisé à la Sorbonne par le Service d'action culturelle, YOKO TAWADA est présente pour des lectures, conférences, ateliers, du 5 au 31 mars 2012, ainsi qu'au Salon du Livre, dont le pays invité est le Japon.

Yoko Tawada publie en français Journal des jours tremblants. Après Fukushima, aux Editions Verdier.

Yoko Tawada sur le site des Editions Verdier.

Site de Yoko Tawada, en allemand, japonais et anglais.

Calendrier des manifestations:

  • Jeudi 8 mars (Goethe Institut) et vendredi 9 mars (Sorbonne, Centre Malesherbes), rencontre internationale „Yoko Tawada et la culture française
  • Jeudi 8 mars, 18 h 30 à 20 h00, Goethe Institut: conversation entre Yoko Tawada et Philippe Forest (avec traduction allemand-français et français-allemand)
  • Samedi 10 mars, rencontre entre Yoko Tawada, Ryoko Sekuguchi et Chihiro Minato (avec traduction allemand-français et japonais-français), bibliothèque Faidherbe, 18 rue Faidherbe, 75011 PARIS
  • Mercredi 14 mars, 17 h 00, Centre Malesherbes, amphi 122, Leçon de poétique par Yoko Tawada (en allemand„Brecht/Puccini : Die Moderne übersetzt“, suivie d’un discussion. Présentation et modération, Jean-Marie Valentin, Bernard Banoun. En partenariat avec l’association Les Amis du Roi des Aulnes.
  • 15 au 18 mars: lectures et rencontres au Salon du Livre
  • de fevrier à mai: cours et séminaires autour de l’oeuvre de Yoko Tawada à l’UFR d’Etudes germaniques et nordiques de Paris-Sorbonne (Bernard Banoun, Jean-François Laplénie)

Publications actuelles en français :

Organisation: Bernard Banoun

Université Paris-Sorbonne (UFR Etudes germaniques et nordiques; équipe d’accueil 3556 REIGENN; Ecole doctorale 4, Conseil scientifique, Service culturel)

Goethe Institut Paris

Jusque-là, Yuna n’avait jamais joué sous le toit d’un théâtre ou, comme on disait généralement à Hambourg, sur une scène. Elle n’avait jamais échangé un mot avec des gens de théâtre, si tant est qu’il y ait une sorte de gens qu’on puisse qualifier de gens de théâtre. Le bruit de l’existence de ces prétendus gens de théâtre était parvenu aux oreilles de Yuna pour la première fois par la bouche d’Ingrid. La future héritière originaire de Blankenese parlait encore à l’époque d’un Italien qui était de ces gens de théâtre et s’était dit prêt à monter ses pièces au cas où elle en écrirait. Parmi ses amis, nul ne savait si elle en avait seulement commencé une. Toujours est-il que, le jour où elle hérita d’une maison, cette pièce de théâtre commencée un jour, ou jamais commencée du tout, fut mise au panier. On n’écrit pas de pièce quand on sait qu’un jour ou l’autre on va hériter, avait déclaré l’une de ses amies. (Extrait du Voyage à Bordeaux, Verdier, 2009)